Historique

Corcelles

Le territoire de Corcelles appartenait d’abord au Chapitre de Moutier-Grandval, au 12ème siècle.

A l’époque de la fondation et de la dotation du couvent bénédictin, plus tard Chapitre de Moutier, celui-ci possédait toutes les terres de la Prévôté. Le Chapitre remit quelques parcelles du territoire du Cornet à des fermiers pour les défricher et les cultiver. C’est ainsi que s’est formé le hameau de Corcelles.

Il ne reste malheureusement que peu d’archives, car le bâtiment qui gardait ces trésors, a brûlé en 1964. les quelques récits et photos restants, sont la plupart, des souvenirs personnels de nos villageois et surtout les mémoires de nos anciens.

 

Le Viaduc de Corcelles

Avec le Tunnel du Weissenstein, long environ 3.7 km et le viaduc du Geissloch, le viaduc de Corcelles est l’œuvre principale de la construction de la ligne Moutier-Soleure. Un ouvrage de guerre, miné, qui s’étend sur 105 m.

Réalisation entre 1904 et 1908

Le viaduc a été construit sur pilotis. Le terrain etant marécageux, il a fallu enfoncer des troncs pour donner de la rigidité au sol.

Ce viaduc de pierres est soutenu par une charpente en bois. D’après les écrits, les outils utilisés pour la construction du point par les tailleurs de pierres, provenaient du Martinet de Corcelles.

 

Pensionnat Dédie

On ne sait que peu de chose sur ce pensionnat de Demoiselles dirigée par Mme Dédie-Gossin. Une institution à caractère chrétiens qui a semble-t-il cessé ses activités lors de la Première Guerre mondiale. Plus précisément en 1915 si l’on en croit M. Marcel Ankli de Crémines, enfant de Corcelles. En plus de la gestion du pensionnat, la famille Dédie exploitait un domaine agricole.

Ce pensionnat accueillait généralement des volées d’une quinzaine de jeunes filles en provenance d’Allemagne, d’Angleterre, d’Autriche et même de Tchécoslovaquie. Et ce depuis la fin du 19 siècle.

Dans ce pensionnat, on offrait aux jeunes élèves, de jouir d’une vie de famille agréable et chrétienne, tout en perfectionnant l’apprentissage de la langue française et de terminer leur éducation.

 

Le Martinet de Corcelles

Le bâtiment qui abrite le martinet de Corcelles se situe sur ce que l’historien Quiquerez appelle  » la route du fer » reliant Erschwil à Crémines (creux-de-mines). Tout laisse à penser qu’il fut d’abord un moulin à grains et qu’il devint taillanderie en 1791. LA grande roue hydraulique mue par l’eau de la Gabiatte actionnait alors trois marteau. On y façonnait le fer des haches, cisailles, crocs à gentiane, lombards, pioches et piolets destinés aux paysans, bûcherons et artisants de la région. Le taillandier décida vers 1900 d’ajouter une deuxième roue au canal pour actionner une grande meule de 240 cm, un tour, une perceuse, un soufflet, ainsi qu’un battoir placé dans la remise contiguë. Ainsi la fabrication d’ustensiles agricoles, le cerclage des roues de chars et la confection de barrières se poursuivirent jusqu’en 1945.

abandonnée, la forge fut rachetée en 1987 par la fondation pour le Martinet de Corcelles qui la restaurera durant 6 ans pour inaugurer le 24 septembre 1993  un petit musée sur l’exploitation du fer ainsi qu’un lieu de rencontres et d’exploitation.

Aujourd’hui les visites guidée du musée du fer et de ses 300 outils s’accompagnent de démonstrations du fonctionnement de la forge avec l’utilisation du marteau encore en fonction.